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Archive de l’étiquette Littérature

Conseil de lecture : La Part du Héros, Andrea Marcolongo

Voyager à bord d’Argô et acquérir un supplément d’âme.

Lire Les Argonautiques d’Apollonios de Rhodes avec un guide qui nous inviterait à découvrir ce que la littérature est vraiment : une lutte contre l’effacement de soi.

Andrea Marcolongo nous apprend à lire autrement. Elle attire notre attention sur la profonde humanité des personnages, on pense à Médée, à ses yeux fixés sur Jason lorsque l’amour la frappe, à ses pieds nus, à sa simple tunique, au moment où elle se jette sur son lit pour pleurer, assaillie par des mots qu’elle ne peut formuler.

L’auteur nous rappelle aussi que toute lecture est palimpseste, réécriture qui fait dialoguer les textes.

Elle nous rappelle que les mots ont une vibration particulière qui tient à leur lointaine origine. Elle nous conduit à reconsidérer des termes galvaudés, des mots tout simples.

Y réfléchir, et prendre ainsi le temps de conquérir plus d’humanité.

Et puis, dans cette lecture des Argonautiques, Andrea Marcolongo se dévoile sans fards et avec retenue pourtant, nous rappelant que la lecture n’est pas seulement ouverture à l’autre, mais aussi cheminement vers soi.

Conseil de lecture: Éloge de la transmission

Profession enseignant : « la plus orgueilleuse et, en même temps, la plus humble qui soit ». Ce livre témoigne de l’essence du métier de professeur : offrir aux élèves une culture qui soit un « oecuménisme de l’enchantement » à même de lutter contre « la barbarie et le vide », autant dire qu’on est loin de la conception pragmatique et utilitariste trop souvent mise en avant dans nos écoles.

Prix de l’Afpeah 2019-2020

Le Prix de l’Afpeah 2019-2020

récompensera une nouvelle

centrée sur

la figure du Minotaure

 

 ARTICLE 1: PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le « Prix de l’Afpeah » entend valoriser l’écrit, la culture antique et tout particulièrement la mythologie ainsi que le genre littéraire de la nouvelle.

Chaque année, les participants devront imaginer une réécriture d’un mythe de l’Antiquité gréco-romaine.

Le mythe constituera une source d’inspiration dans laquelle les élèves pourront puiser à leur gré.

Leur réécriture s’ancrera dans l’univers narratif qui leur convient (Science-fiction, réalisme, fantastique).

Ils retiendront tout ou partie des éléments constitutifs du mythe.

 

Le concours est ouvert aux élèves de collège et de lycée.

Le texte doit être écrit en langue française, il ne doit pas comporter de fautes d’orthographe.

Le texte sera rédigé soit par un élève, soit par une classe entière (dans le cadre d’un projet collaboratif).

Le jury est composé de professionnels de la culture, de parents et de professeurs.

 

ARTICLE 2 : ENVOI DES NOUVELLES

Les nouvelles (une seule nouvelle inédite par auteur, jamais primée) devront être envoyées par mail, en fichier word

à PrixAfpeah@protonmail.com


ARTICLE 3 : CRITÈRES DE RECEVABILITÉ

Envoi des documents (récit, bulletin d’inscription et autorisation parentale), au plus tard, le 15 février 2020.

Nom et adresse de l’établissement scolaire :

Nom du professeur référent :

Présentation de l’auteur ou de la classe en 4 lignes :

Longueur de la nouvelle: 12 000 signes maximum (espaces compris).

Format: A4, Police Times New Roman, taille 12.

Thème imposé respecté (la FIGURE MYTHIQUE DU MINOTAURE, cette année).

Une seule nouvelle inédite par élève ou groupe classe.

Le non-respect de ces règles entraîne la non-recevabilité de l’inscription.

 

ARTICLE 4 : PRIX

Un chèque de 200 euros sera adressé à chaque lauréat ( un pour le niveau collège / un pour le niveau lycée),

avec publication des nouvelles sur le site de l’Afpeah, sans versement de droits d’auteur

et sans que l’auteur puisse invoquer cette publication à l’appui d’une quelconque revendication

quant à un dommage indirect qu’il subirait du fait de cette publication.

Le nom des lauréats et le titre de leur nouvelle seront annoncés sur le site de l’association, le 30 mai 2020.

Le jury se réserve le droit de ne délivrer aucun prix si les réécritures ne répondent pas à ses attentes.

 

ARTICLE 5 : DIVERS

Le jury décline toute responsabilité en cas d’envoi égaré ou reçu hors délai. Les délibérations du jury sont confidentielles et souveraines. Aucune contestation ne sera admise. Le fait de participer au concours implique l’acceptation de chacun des articles de ce règlement. Pour toute question concernant les modalités du concours, écrire à PrixAfpeah@protonmail.comLes membres du jury, leurs élèves et leur famille ne sont pas autorisés à participer.

PJ à fournir avec toute inscription: bulletin d’inscription et autorisation parentale (voir ci-dessous)

 

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NB (à destination des professeurs, membres du jury):

Prix Coup de coeur des collégiens / Prix Coup de coeur des lycéens

Les enseignants, membres du jury du Prix de l’AFPEAH,  se sont engagés à ne pas faire participer leurs élèves à ce travail de réécriture du mythe par souci d’impartialité.

Ils ont, en revanche, la possibilité d’impliquer leurs élèves dans ce concours national en leur proposant de participer à un jury de collégiens ou à un jury de lycéens.

Au terme d’une concertation, les élèves en question attribueront un Prix Coup de cœur des collégiens et un Prix Coup de cœur des lycéens aux textes qu’ils auront choisis. Un chèque de 25 euros sera transmis à ces lauréats. Les nouvelles retenues par les jurys d’élèves seront également publiées sur le site de l’AFPEAH.

           

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PJ n°1 : Bulletin d’inscription au prix de l’Afpeah

http://www.afpeah.fr/wp-content/uploads/2018/08/Bulletin-dinscription-au-Prix-de-lAfpeah.pdf

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PJ n°2 : Autorisation parentale pour les mineurs 

http://www.afpeah.fr/wp-content/uploads/2018/08/Autorisation-parentale-PDF.pdf

 

Colloque de l’Afpeah – Le Prix littéraire des lycées d’Europe

Information : Projets d’ajustement et de clarification des programmes

Projets d’ajustement et de clarification des programmes de quatre enseignements pour la scolarité obligatoire (cycles 2, 3 et 4) Programmes – contenus des enseignements  – Publication du CSP – 18/06/2018

Les projets de clarification et d’ajustement des programmes d’enseignement moral et civique, de mathématiques, de français et de sciences pour la scolarité obligatoire (cycles 2, 3 et 4) ont été récemment votés par le CSP.

http://www.education.gouv.fr/cid131635/projets-d-ajustement-et-de-clarification-des-programmes-de-quatre-enseignements-pour-la-scolarite-obligatoire.html

Voir aussi l’entretien donné par Souâd Ayada, Présidente du Conseil Supérieur des Programmes au Point.

Extraits: « Concrètement, à la rentrée prochaine, les élèves apprendront de nouveau le passé simple à toutes les personnes, redécouvriront les « leçons de grammaire » et continueront à mettre des « chapeaux » (accents circonflexes) sur les « i » et les « u ».

« Je ne pense pas que la grammaire soit négociable. La langue, c’est ce qui préexiste aux individus, c’est ce qui les structure. Il faut maîtriser la grammaire pour se sentir libre dans l’usage de la langue. C’est irresponsable de dire aux élèves qu’ils peuvent négocier l’orthographe, la grammaire »

« Quant au passé simple, temps jugé « discriminant » – qui n’était plus enseigné qu’aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel jusqu’en sixième –, vous le réhabilitez.

L’enjeu est majeur. Ce qui se joue dans ce traitement du passé simple, c’est l’idée que ce qui règle l’enseignement, ce sont nos manières de plus en plus appauvries de parler. C’est un parti pris, extrêmement contestable, qui renvoie à un autre parti pris : la langue orale serait la norme de la langue écrite. C’est un renversement inquiétant ! Jusqu’à il y a peu, c’était l’écrit qui constituait la norme de l’oral. On assiste à un nivellement par la langue orale, qui est soumise à l’impératif de communication, qui cède à la rapidité, à la simplification.  »

« Un élève qui n’a jamais appris le passé simple, [ne pourra plus …] lire des œuvres écrites à la première personne du passé simple [.] Voyez dans Phèdre : « Je le vis, je rougis, je pâlis. » En n’enseignant plus vraiment le passé simple, l’école renvoie les élèves à leur milieu, à leur famille. »

« Je crois qu’il faut progressivement donner aux élèves accès aux subtilités de leur langue, à ses difficultés. Ils ne pourront sans doute pas toutes les maîtriser, mais cela ne doit pas les inhiber. Il ne faut pas que l’école consente à la destruction de la langue. »

« Les petits sont très tôt exposés aux écrans. Ce n’est plus du tout naturel de tenir un crayon. Je crois que, dans les classes, on doit protéger les élèves du « tout-écran ». Je rêve de classes qui soient des lieux où l’on échappe à l’injonction de la tablette, du téléphone portable… »

« Vous supprimez également la référence à l’orthographe « nouvelle » (aussi appelée orthographe de 1990) »

« Vous conseillez la lecture de cinq à dix œuvres par an dès le CP. N’est-ce pas un peu trop ?

Nous faisons confiance aux professeurs pour adapter la longueur des textes étudiés, bien sûr. Cela dit, les résultats de l’enquête Pirls en décembre 2017 ont été un révélateur : ce qui avait notamment dérouté les élèves français, c’est qu’ils n’étaient pas habitués à lire et à étudier des textes aussi longs ! Dans les classes, de manière générale, on étudie le plus souvent des textes courts. Il semble donc nécessaire de confronter les élèves, le plus tôt possible et en ménageant des progressions, à des textes longs. »

« L’intérêt de la littérature, c’est que ses auteurs sont toujours vivants, la littérature relève de l’art parce qu’elle est transhistorique, les œuvres littéraires ne sont pas des œuvres du passé. Si on lit Le Père Goriot aujourd’hui, c’est que Balzac est présent pour nous, parce qu’il aborde des questions éternelles : la blessure d’un père, l’amour filial… »

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