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Archive de l’étiquette Collège

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Le Bonheur de lire

Colloque de l’Afpeah

Samedi 12 Octobre 2019 (9h-18h00)

Mairie du XIXe, 5-7 Place Armand Carrel, 75019 Paris

Entrée libre

Inscription : contact.afpeah@gmail.com

Si 60% des jeunes Américains lisaient des livres à la fin des années 70, ils ne sont plus que 16% en 2016. En France, 65 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avec de sérieuses difficultés de lecture. Rien d’étonnant dès lors à ce que les jeunes adultes (15-25 ans) ne placent la lecture qu’en 9e position parmi les activités qu’ils pratiquent quotidiennement.

Malgré ce constat, dans le cursus scolaire, comme dans le secteur associatif, éditorial, des parents, des professeurs, des écrivains croient encore en la nécessité de proposer aux enfants et aux adolescents des lectures de qualité. Nous montrerons dans ce colloque que si certains usages induisent échec et souffrance et engendrent donc des résistances, le plaisir de la lecture se conjugue à l’inverse très souvent avec la notion d’effort. Nous verrons qu’exigence, grands auteurs, humanités, connaissance de la mythologie gréco-latine nourrissent le bonheur de la lecture. Prix littéraires, clubs de lecture, lien lecture-écriture, retour de la méthode syllabique, rôle joué par la lecture dans la prévention des troubles de l’apprentissage, il existe bien un bonheur de lire auquel tous devraient pouvoir avoir accès.

Prix de l’Afpeah 2019-2020

Le Prix de l’Afpeah 2019-2020

récompensera une nouvelle

centrée sur

la figure du Minotaure

 

 ARTICLE 1: PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Le « Prix de l’Afpeah » entend valoriser l’écrit, la culture antique et tout particulièrement la mythologie ainsi que le genre littéraire de la nouvelle.

Chaque année, les participants devront imaginer une réécriture d’un mythe de l’Antiquité gréco-romaine.

Le mythe constituera une source d’inspiration dans laquelle les élèves pourront puiser à leur gré.

Leur réécriture s’ancrera dans l’univers narratif qui leur convient (Science-fiction, réalisme, fantastique).

Ils retiendront tout ou partie des éléments constitutifs du mythe.

 

Le concours est ouvert aux élèves de collège et de lycée.

Le texte doit être écrit en langue française, il ne doit pas comporter de fautes d’orthographe.

Le texte sera rédigé soit par un élève, soit par une classe entière (dans le cadre d’un projet collaboratif).

Le jury est composé de professionnels de la culture, de parents et de professeurs.

 

ARTICLE 2 : ENVOI DES NOUVELLES

Les nouvelles (une seule nouvelle inédite par auteur, jamais primée) devront être envoyées par mail, en fichier word

à PrixAfpeah@protonmail.com


ARTICLE 3 : CRITÈRES DE RECEVABILITÉ

Envoi des documents (récit, bulletin d’inscription et autorisation parentale), au plus tard, le 15 février 2020.

Nom et adresse de l’établissement scolaire :

Nom du professeur référent :

Présentation de l’auteur ou de la classe en 4 lignes :

Longueur de la nouvelle: 12 000 signes maximum (espaces compris).

Format: A4, Police Times New Roman, taille 12.

Thème imposé respecté (la FIGURE MYTHIQUE DU MINOTAURE, cette année).

Une seule nouvelle inédite par élève ou groupe classe.

Le non-respect de ces règles entraîne la non-recevabilité de l’inscription.

 

ARTICLE 4 : PRIX

Un chèque de 200 euros sera adressé à chaque lauréat ( un pour le niveau collège / un pour le niveau lycée),

avec publication des nouvelles sur le site de l’Afpeah, sans versement de droits d’auteur

et sans que l’auteur puisse invoquer cette publication à l’appui d’une quelconque revendication

quant à un dommage indirect qu’il subirait du fait de cette publication.

Le nom des lauréats et le titre de leur nouvelle seront annoncés sur le site de l’association, le 30 mai 2020.

Le jury se réserve le droit de ne délivrer aucun prix si les réécritures ne répondent pas à ses attentes.

 

ARTICLE 5 : DIVERS

Le jury décline toute responsabilité en cas d’envoi égaré ou reçu hors délai. Les délibérations du jury sont confidentielles et souveraines. Aucune contestation ne sera admise. Le fait de participer au concours implique l’acceptation de chacun des articles de ce règlement. Pour toute question concernant les modalités du concours, écrire à PrixAfpeah@protonmail.comLes membres du jury, leurs élèves et leur famille ne sont pas autorisés à participer.

PJ à fournir avec toute inscription: bulletin d’inscription et autorisation parentale (voir ci-dessous)

 

__________________________

NB (à destination des professeurs, membres du jury):

Prix Coup de coeur des collégiens / Prix Coup de coeur des lycéens

Les enseignants, membres du jury du Prix de l’AFPEAH,  se sont engagés à ne pas faire participer leurs élèves à ce travail de réécriture du mythe par souci d’impartialité.

Ils ont, en revanche, la possibilité d’impliquer leurs élèves dans ce concours national en leur proposant de participer à un jury de collégiens ou à un jury de lycéens.

Au terme d’une concertation, les élèves en question attribueront un Prix Coup de cœur des collégiens et un Prix Coup de cœur des lycéens aux textes qu’ils auront choisis. Un chèque de 25 euros sera transmis à ces lauréats. Les nouvelles retenues par les jurys d’élèves seront également publiées sur le site de l’AFPEAH.

           

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PJ n°1 : Bulletin d’inscription au prix de l’Afpeah

http://www.afpeah.fr/wp-content/uploads/2018/08/Bulletin-dinscription-au-Prix-de-lAfpeah.pdf

  _______________________

            

PJ n°2 : Autorisation parentale pour les mineurs 

http://www.afpeah.fr/wp-content/uploads/2018/08/Autorisation-parentale-PDF.pdf

 

Prix Littéraire de l’Afpeah (Collège)

Orphée le Métalleux

 

Cinq heures du matin ; Orphée était désemparé. Il avait perdu tout ce pour quoi il vivait ; Eurydice, l’amour de sa vie, était morte un mois auparavant, écrasée par un camion. Le jeune homme avait été condamné à la regarder mourir sans ne rien pouvoir faire. Depuis, il ne dormait pas, ne sortait de sa chambre que pour manger et ne parlait à personne. Il n’avait pu se contraindre à se rendre à l’enterrement d’Eurydice. Pourtant, il aurait voulu lui dire adieu, tourner la page, revivre, mais le poids de la douleur l’avait paralysé. À vrai dire, le jeune homme n’arrivait pas à s’imaginer une vie sans elle. Sortir de chez lui, voir des amis, cela aurait signifié accepter sa mort ; et ça, il ne pouvait s’y résoudre.

Jusqu’à ce jour, Orphée avait eu une vie de rêve : il avait un bon nombre d’amis sur qui compter, était plutôt beau, et surtout, mondialement connu pour son Métal incomparable. Il était à la fois le chanteur et guitariste d’un groupe à la renommée internationale ; le batteur, quant à lui, était son meilleur ami Jayson. Bien qu’à leurs débuts, les Métalleux n’aient pas recherché la gloire et n’aient joué que pour leur plaisir, leur premier album s’était vendu à plusieurs millions d’exemplaires. Les morceaux composés par Orphée étaient si puissants que même une personne qui détestait ce genre de musique ne pouvait qu’être enthousiasmée. Mais maintenant, la vie du chanteur était en train de tourner au cauchemar. Orphée ne voyait plus personne, ne se lavait plus, ne chantait plus. L’absence d’Eurydice l’avait détruit.

Après un mois à se morfondre, cloîtré dans sa chambre, Orphée se décida enfin à sortir pour aller faire ses adieux à Eurydice. Arrivé au cimetière, il trouva près de la tombe de sa bien-aimée une lyre semblable à celles que les Grecs possédaient dans l’Antiquité, en parfait état. Il commença à jouer quelques notes tristes et l’ambiance du cimetière changea radicalement. Plus aucun bruit ne se fit entendre mis à part la musique d’Orphée. Sur la pierre tombale, apparut alors une lueur dorée qui, en s’estompant, révéla des lettres grecques brillantes. Le jeune homme parvint à lire :

 

Naquit alors en lui l’espoir fou de revoir un jour Eurydice. Sans chercher à comprendre pourquoi ces lettres étranges étaient apparues, il posa la lyre de côté et nota rapidement les symboles sur un papier qui traînait dans sa poche.

Il rentra chez lui puis entreprit des recherches sur l’écriture grecque ancienne. Il apprit que les Grecs se servaient de lettres pour écrire les chiffres. Après traduction, il obtint une suite de nombres ainsi qu’une phrase : « 36°23’34. N 22°28’03. E. La musique est la clé. » Il chercha ces chiffres sur Internet, et tomba sur une position Google Maps. C’était un endroit situé non loin du Cap Ténare, en Grèce. Il googlelisa le lieu et découvrit que les mythes antiques le considéraient comme l’une des entrées des Enfers. En proie à une intuition, il fut certain qu’il devait se rendre là-bas et se dit que Jayson pourrait sûrement l’aider. Il téléphona alors à son ami qui attendait cet appel depuis un mois. Après lui avoir expliqué ce qui était arrivé au cimetière ainsi que la signification des lettres mystérieuses, Orphée le convainquit de se rendre avec lui à l’endroit signalé par la phrase énigmatique. Ils prendraient l’avion jusqu’à l’aéroport de Kythira, qui était le plus proche du Cap Ténare, loueraient ensuite un bateau, et iraient jusqu’aux coordonnées indiquées par le GPS, et là-bas… ils ne savaient pas ce qui les attendait en fait. Mais il était impensable de ne pas y aller.

 

Ils prirent avec eux leurs instruments de musique ainsi qu’un générateur d’électricité pour pouvoir jouer en plein air. Orphée s’équipa de sa guitare d’excellente qualité avec haut-parleur intégré, quant à Jayson, il se contenta d’une batterie simplifiée mais efficace, prévue pour être démontée et mise dans une valise.

Une fois arrivés sur les côtes grecques, ils louèrent un bateau, enclenchèrent le GPS et suivirent la direction indiquée. La mer était calme. Pour passer le temps, ils commencèrent à jouer une musique totalement improvisée. Ils arrivaient toujours à être synchronisés par on ne sait quelle magie. Les cinquante kilomètres qui les séparaient de leur destination passèrent donc plutôt rapidement.

A proximité de la localisation donnée, ils remarquèrent que des nuages recouvraient curieusement. Ils arrêtèrent de jouer. Tout en observant ce phénomène, ils entendirent un son retentir au-dessus d’eux. C’était une note pure et constante, limpide comme l’eau sur laquelle ils naviguaient. La note fut bientôt rejointe par d’autres, créant ainsi une mélodie magnifique et majestueuse. Bientôt ils virent tournoyer dans le ciel des créatures ressemblant à des oiseaux bizarres. Celles-ci descendirent à pic tout autour du bateau pour rejaillir à la surface des eaux en intensifiant leur mélodie ensorcelante. Jayson eut soudain l’envie irrésistible de s’approcher de ces oiseaux et commença à s’avancer vers le bord du navire pour plonger dans la mer. Orphée se rappelant que son ami ne savait pas nager tenta de le retenir dans sa marche insensée en lui criant de s’arrêter, mais le batteur poursuivit son geste, sans faire attention au reste. Juste avant que son ami ne se jette à l’eau, le guitariste prit son instrument et commença à jouer pour attirer son attention. L’effet fut immédiat et Jayson reprit ses esprits. Cependant la musique d’Orphée n’avait pas seulement interpellé son ami ; les sirènes, car c’étaient bien à de tels êtres qu’ils étaient confrontés, offensées par cet air qui leur faisait concurrence, s’élancèrent vers le bateau, en dévoilant leurs corps immondes et disproportionnés ainsi que leurs mains griffues, afin de déchiqueter leurs occupants. Alors que les musiciens pensaient leur dernière heure arrivée, la lyre qu’Orphée avait trouvée au cimetière apparut directement dans ses mains, en un rayon de lumière dorée. Il joua instinctivement, créant une mélodie magique et enchanteresse. Les monstres ailés furent envoûtés par cette musique, et vaincus, prirent leur envol dans les cieux.

Une fois les sirènes parties, la lyre s’illumina puis disparut. Un îlot rocheux émergea subitement de l’eau, et les deux musiciens aperçurent une grotte au milieu de l’île où ils débarquèrent. Orphée prit sa guitare et Jayson les éléments les plus importants de sa batterie, qu’il plia et mit dans son sac à dos. Une fois dans l’antre, ils découvrirent un escalier en colimaçon qui descendait dans les profondeurs de la terre. Ils s’enfoncèrent dans les ténèbres.

 

Lorsqu’ils furent arrivés en bas, les Métalleux n’en crurent pas leurs yeux. Ils se trouvaient juste au-dessus d’une foule d’esprits, qui attendaient des barques afin de passer de l’autre côté d’un fleuve. Il en arrivait par dizaines chaque seconde. Orphée comprit qu’ils se trouvaient aux Enfers et pensa que Charon, le passeur du Styx, avait dû s’adapter à ce rythme frénétique. Au-delà du fleuve, les âmes passaient par des sortes de portiques et étaient réparties sur différents chemins. Celui de gauche menait à une forteresse impressionnante entourée d’un fleuve de lave, alors que celui de droite conduisait à un palais resplendissant. Le chemin du milieu, lui, menait à une plaine remplie d’esprits.

Parmi toutes ces âmes défuntes, Orphée reconnut instantanément Eurydice. Elle était toujours aussi belle, même sous forme de fantôme. Orphée voulut courir à sa rencontre, mais Jayson l’en empêcha, car il n’aurait jamais pu traverser le Styx à la nage. Ils décidèrent alors d’attirer l’attention d’Eurydice. Jayson installa sa batterie et les musiciens commencèrent à jouer. Ils montèrent le volume des amplis au maximum et le résultat fut plus que surprenant. Tous les esprits captivés par la musique se tournèrent dans leur direction, y compris celui d’Eurydice, et commencèrent à danser. Mais il n’y eut pas qu’eux qui furent enthousiasmés par la musique. Cerbère, le gardien des Enfers, succomba aussi. Le chien monstrueux n’accourut pas vers eux pour les chasser, mais pour profiter de la musique. Tous les Enfers écoutaient ce concert improvisé.

Soudain, la porte du palais s’ouvrit et un homme imposant, avec des cheveux encore plus longs que ceux d’Orphée, des tatouages sur tout le corps et des piercings en forme de piques, en sortit. Il leva la main et fit le fameux signe des Métalleux, le signe des cornes. Quand il arriva au milieu de la foule des esprits en délire, les deux musiciens s’aperçurent qu’il faisait au moins deux fois leur taille. Les jeunes hommes s’arrêtèrent en réalisant qui était l’individu qui se tenait devant eux. Hadès leur adressa la parole :

– Alors, comme ça, des mortels sont venus mettre de l’ambiance dans mon royaume ? On ne va pas s’en plaindre ! Jouez !

Orphée et Jayson furent surpris de cette requête, mais si Hadès en personne leur demandait de jouer, ils comptaient bien le satisfaire. Ils mirent tout leur cœur dans un nouveau morceau. Jayson tapait sur sa batterie avec force, Orphée chantait à s’en déchirer les cordes vocales ; leur rythme était parfait, rien n’aurait pu gâcher ce moment. Sauf que, lorsqu’ils atteignirent l’apothéose du morceau, la batterie pliable se brisa. Hadès, fâché de cette interruption, dirigea sans la moindre hésitation son sceptre sur Jayson qui s’embrasa instantanément. Une fraction de secondes plus tard, il ne resta qu’un tas de poussière du meilleur ami d’Orphée.

– Quoi ?! Mais… Pourquoi ?

– Un batteur sans batterie ne sert à rien, répondit Hadès d’un ton indifférent. Joue plutôt un solo !

Orphée, paralysé par la peur, n’arriva pas à jouer. Il aperçut au loin l’esprit de Jayson arriver, l’air choqué et surpris, au milieu de la foule des autres âmes.

– Quoi encore ? Pourquoi tu ne joues plus ? demanda Hadès.

Orphée ne parvint pas à répondre, persuadé qu’il allait subir le même sort que son ami d’un l’instant à l’autre.

– Bon, si tu ne veux pas jouer, tu ne me sers à rien !

Hadès s’apprêtait à incinérer le guitariste, mais distrait par un chat doré venu se frotter contre la jambe d’Orphée, il arrêta son geste. Le chat s’éloigna du Métalleux de quelques pas, puis se métamorphosa en un magnifique jeune homme blond et musclé. Il avait dans la main la lyre qui était déjà apparue deux fois à Orphée.

– Attendez mon oncle, je me suis donné de la peine pour que ce mortel talentueux reste en vie, ce n’est pas pour que vous veniez tout gâcher en l’anéantissant! Je suis le dieu de la musique et ce mortel est le musicien le plus talentueux que j’ai rencontré – à part moi bien sûr. Il est de mon devoir de le protéger.

– Oui ! Eh bien, si tu ne veux pas que ton champion finisse en cendres, trouve un moyen pour qu’il continue de chanter.

– Je n’ai qu’à remplacer le batteur, ça te va Orphée ?

Ce dernier ne répondit pas, toujours sous le choc.

– Bon, à mon avis, il accepterait de jouer si tu lui promettais de lui rendre cette mortelle-ci, reprit Apollon en pointant Eurydice du doigt.

– Un concert fantastique contre une âme ? Ça marche !

En entendant cela, Orphée devint euphorique et oublia même la mort de son ami. Il lui suffisait de chanter pour sauver Eurydice ! Il improvisa alors, dans un tourbillon d’accords et de rythmes, une musique très rapide et extrêmement entraînante ; Apollon l’accompagnait à la perfection. Le résultat était si réussi qu’Hadès était épaté. Il n’avait jamais entendu de musique pareille. Le morceau terminé, le dieu des Enfers respecta sa parole et laissa l’esprit d’Eurydice partir avec son fiancé. Cependant, il ajouta une condition afin de s’amuser encore un peu avec ce mortel. Orphée ne devait pas regarder Eurydice ni lui parler avant d’être sorti des Enfers. Bien que contrariés par ce divin caprice, les amoureux n’avaient pas d’autre choix que d’obéir. Ils se mirent en route, la jeune femme suivant Orphée.

Si le défi lui semblait simple au début, plus il avançait, plus Orphée se demandait si Hadès ne s’était pas payé sa tête. L’envie de vérifier qu’Eurydice le suivait bel et bien grandissait à chaque marche franchie. Il commençait à apercevoir la lumière extérieure quand la pression atteignit son paroxysme. Il était à peu près certain qu’Hadès allait refermer l’entrée de son royaume juste après qu’il en fut sorti et qu’il n’aurait plus jamais d’autre occasion d’aller rechercher Eurydice. Au bout d’un moment, il en eut assez de marcher persuadé que le dieu se moquait de lui. Quel autre intérêt Hadès aurait-il eu de préciser cette condition sinon ? Il se retourna, et ce fut la fin de tout espoir. Il vit le visage horrifié de sa bien-aimée attirée dans les tréfonds de la terre. Il voulut la rattraper, mais n’en eut pas l’occasion. Sa vision se couvrit de noir et il fut téléporté auprès de son bateau.

Il aurait pu rentrer chez lui, mais il n’en vit alors pas l’intérêt. Sa raison de vivre était restée sous terre, et sans raison de vivre, Orphée n’était plus qu’une coquille vide. Il ressentait chaque seconde qui s’écoulait comme un supplice. À chacun de ses battements de cœur, une voix dans sa tête lui répétait qu’il avait tué Jayson et Eurydice.

Il s’assit alors sur un rocher, ouvrit son couteau suisse, contempla la lame reflétant la lune, localisa une des veines de son bras et plaça le métal froid contre sa peau. Un éclat de lumière dorée l’interrompit, et la lyre d’Apollon apparut. Orphée la regarda, la ramassa et la jeta dans l’écume bouillonnante des eaux glacées. Il reprit son couteau et se trancha l’artère d’un geste net et précis. Le sang, qui coulait à flots, témoignait de la perfection de son acte. En sentant la vie quitter son corps petit à petit, Orphée se sentit apaisé. Il s’étendit sur le rocher et regarda la mer infinie. Il ferma les yeux paisiblement, et ne les rouvrit plus jamais.

 

Katia TilleDelphine MontiJulie WittwerSophie BrouetThimothée Taverney, Beatriz PardalLoick HeizShania GicotAntonio Queiros da RochaClément Courvoisier

Établissement secondaire des Dents-du-Midi, Aigle, Suisse.

Prix de l’Afpeah 2018-2019 (rappel)

Le Prix de l’Afpeah

récompensera une réécriture

du mythe d’Orphée et Eurydice 

Nous vous conseillons d’envoyer vos nouvelles un peu avant la date limite (25 janvier 2019)

 

Modalités :

http://www.afpeah.fr/2018/08/03/prix-de-lafpeah-2018-2019/

 

 

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Le Bonheur de lire

Colloque de l’Afpeah

Samedi 8 décembre 2018 (9h-17h30)

Mairie du XIXe, 5-7 Place Armand Carrel, 75019 Paris

Entrée libre.

Inscription : @contact.afpeah@gmail.com

 

Si 60% des jeunes Américains lisaient des livres à la fin des années 70, ils ne sont plus que 16% en 2016. En France, 65 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avec de sérieuses difficultés de lecture. Rien d’étonnant dès lors à ce que les jeunes adultes (15-25 ans) ne placent la lecture qu’en 9e position parmi les activités qu’ils pratiquent quotidiennement.

Malgré ce constat, dans le cursus scolaire, comme dans le secteur associatif, éditorial, des parents, des professeurs, des écrivains croient encore en la nécessité de proposer aux enfants et aux adolescents des lectures de qualité. Nous montrerons dans ce colloque que si certains usages induisent échec et souffrance et engendrent donc des résistances, le plaisir de la lecture se conjugue à l’inverse très souvent avec la notion d’effort. Nous verrons qu’exigence, grands auteurs, humanités, connaissance de la mythologie gréco-latine nourrissent le bonheur de la lecture. Prix littéraires, clubs de lecture, lien lecture-écriture, retour de la méthode syllabique, rôle joué par la lecture dans la prévention des troubles de l’apprentissage, il existe bien un bonheur de lire auquel tous devraient pouvoir avoir accès.

 

Intervenants:

 

  • Jean-Pierre Terrail, Sociologue, Professeur honoraire à l’Université de Versailles-Saint-Quentin. Il a notamment publié : Pour une école de l’exigence intellectuelle. Changer de paradigme pédagogiqueEnseigner efficacement la lecture(avec Jérôme Deauvieau et Janine Reichstadt)…« Lire au CP, politique et pédagogie. »

 

  • François Rastier, Sémanticien, Directeur de recherche au CNRS. Il a notamment publié : Apprendre pour transmettre. L’éducation contre l’idéologie managérialeCréer : Image, Langage, VirtuelFaire sens. De la cognition à la culture… « Pédagogie du défi et dette symbolique. »

 

  • Cécilia Suzzoni, Fondatrice et Présidente d’honneur de l’ALLE, (Association le Latin dans les Littératures Européennes), Professeur honoraire de chaire  supérieure ( grec /français ) au lycée Henri IV. Direction et codirection de Erasme dans le XXI ème siècleSans le latinLe Bon Air latin… « Lire le temps avec les Anciens. »

 

  • Annabelle Presa, Professeur certifié de lettres modernes. Annabelle Presa enseigne au Lycée français de Vienne (Autriche) depuis 2012 et depuis 1997 au sein du réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). Elle est co-fondatrice du Prix des lycées français d’Europe avec Esther Bourasseau. « Lecteurs sans frontières. Création du Prix littéraire des lycées d’Europe. »

 

  • Laurence Pierson, Rééducatrice en écriture, Écriture Paris; co-auteur de manuels de français pour l’école primaire : Archilecture; auteur de Vive Lila, la petite féeVive Barnabé, le petit pirate…, ainsi que de la collection Mes Cahiers d’écriture« Apprendre à écrire pour apprendre à lire. »

 

  • Othmane Mheni, Professeur des écoles, Président de l’association Thalès Académie. Othmane Mheni enseigne à Mantes-La-Jolie. « La lecture en classe dédoublée en REP+ »

 

  • Magali Gérard, Professeur agrégé de lettres modernes. Magali Gérard enseigne au Lycée Jeanne d’Arc de Cessy-Gex. « Lire au lycée : de la contrainte au plaisir. »

 

  • Nathalie Cullell, Professeur agrégé de lettres modernes. Nathalie Cullell enseigne au collège Cerdanya de Bourg-Madame. « Lire-écrire : quand l’école de la bienveillance renonce à l’exigence. »

 

  • Muriel Strupiechonski, Professeur des écoles à la retraite, membre du GRIP, auteur de la méthode d’écriture lecture Mon CP avec Papyrus et de Ecrire Analyser au CE1« Comprendre comment… les élèves n’apprennent pas réellement à lire avec les actuelles méthodes dites mixtes toujours majoritaires dans les écoles ? »

 

  • Karine Auribault, Responsable plateforme biologie moléculaire, Hôpital Pompidou. « Le rôle de la lecture dans le parcours d’un scientifique. »

 

  • Béatrice Hermesdorf, Parent d’élèves, Administratrice AFPEAH, Auteur du blog « L’éducation en question ». « Lire, mais lire quoi? »

 

  • Samuel Cywie, Parent d’élèves, Président de la PEEP Paris (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public). « Lire à l’école. Le point de vue du parent. »

 

  • Juliette Bertin et Clémantine Trinquesse, Orthophonistes, Association APOH (Association de Prévention en Orthophonie de l’Hérault). « Lire pour prévenir les troubles de l’apprentissage et l’illettrisme. »

 

Cagnotte Langues anciennes

L’afpeah vous encourage à découvrir et soutenir le projet d’écriture et de création théâtrale des du Les Dimes CUISERY Agamemnon, non!

Lien menant vers la cagnotte de soutien :

https://trousseaprojets.fr/projet/406-agamemnon-non?fbclid=IwAR3y8YKIKQNIPpWI72tK4FTBeIR2O2cLN_XYAPQjTYjQkSG1CG7InFjhQ8k

Aperçu du projet:

« De septembre à janvier : travail avec la comédienne au collège de Cuisery en alternance avec les cours plus « classiques » de latin

De janvier à mars : regroupement hebdomadaire des groupes à Louhans, travail avec l’ensemble des élèves, quelque 70 latinistes!

Le 21 mars : déplacement au Festival Latin-Grec de Lyon pour une représentation, aboutissement de l’année.

Quelles sont les visées pédagogiques d’un tel projet ?

Soutenir notre projet c’est soutenir les lettres classiques et permettre de faire vivre une grande expérience à des élèves latinistes de 3e qui leur permettra de:

– travailler sur un texte ancien original

– s’approprier ce texte et développer sa culture littéraire par sa riche intertextualité

– créer de manière collaborative

– s’engager dans un projet commun de longue haleine

– travailler l’oral et l’expression personnelle

– vivre une rencontre artistique »

Réécriture du mythe d’Orphée et Eurydice, Prix de l’Afpeah

 

http://www.afpeah.fr/2018/08/03/prix-de-lafpeah-2018-2019/

Le Collège et l’Art en partage (recommandation)

Nous vous recommandons la journée d’études et de découverte : « Le Collège et l’Art en partage », organisée dans le cadre des Journées du Patrimoine au Quartier latin, le samedi 15 septembre 2018

Information transmise par Françoise Gomez :

Consultation (mémoire de fin d’études) : Environnement numérique au collège

A destination des enseignants de collège (uniquement)

Voici un lien concernant un travail de recherches consacré à l’environnement numérique et aux gestes pédagogiques des enseignants de collège.

Le questionnaire est entièrement anonyme. Les réponses ne sont pas destinées à être publiées en dehors du champ de la recherche en éducation.

Voici le lien vers le questionnaire que vous pourrez remplir en ligne.

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSctqJJfADIawg0yYacjFhMZm45Q126K9TIDTmbWSReptlq3lw/viewform?usp=sf_link

www.000webhost.com