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Colloque de l’Afpeah – Le Prix littéraire des lycées d’Europe

Information : Projets d’ajustement et de clarification des programmes

Projets d’ajustement et de clarification des programmes de quatre enseignements pour la scolarité obligatoire (cycles 2, 3 et 4) Programmes – contenus des enseignements  – Publication du CSP – 18/06/2018

Les projets de clarification et d’ajustement des programmes d’enseignement moral et civique, de mathématiques, de français et de sciences pour la scolarité obligatoire (cycles 2, 3 et 4) ont été récemment votés par le CSP.

http://www.education.gouv.fr/cid131635/projets-d-ajustement-et-de-clarification-des-programmes-de-quatre-enseignements-pour-la-scolarite-obligatoire.html

Voir aussi l’entretien donné par Souâd Ayada, Présidente du Conseil Supérieur des Programmes au Point.

Extraits: « Concrètement, à la rentrée prochaine, les élèves apprendront de nouveau le passé simple à toutes les personnes, redécouvriront les « leçons de grammaire » et continueront à mettre des « chapeaux » (accents circonflexes) sur les « i » et les « u ».

« Je ne pense pas que la grammaire soit négociable. La langue, c’est ce qui préexiste aux individus, c’est ce qui les structure. Il faut maîtriser la grammaire pour se sentir libre dans l’usage de la langue. C’est irresponsable de dire aux élèves qu’ils peuvent négocier l’orthographe, la grammaire »

« Quant au passé simple, temps jugé « discriminant » – qui n’était plus enseigné qu’aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel jusqu’en sixième –, vous le réhabilitez.

L’enjeu est majeur. Ce qui se joue dans ce traitement du passé simple, c’est l’idée que ce qui règle l’enseignement, ce sont nos manières de plus en plus appauvries de parler. C’est un parti pris, extrêmement contestable, qui renvoie à un autre parti pris : la langue orale serait la norme de la langue écrite. C’est un renversement inquiétant ! Jusqu’à il y a peu, c’était l’écrit qui constituait la norme de l’oral. On assiste à un nivellement par la langue orale, qui est soumise à l’impératif de communication, qui cède à la rapidité, à la simplification.  »

« Un élève qui n’a jamais appris le passé simple, [ne pourra plus …] lire des œuvres écrites à la première personne du passé simple [.] Voyez dans Phèdre : « Je le vis, je rougis, je pâlis. » En n’enseignant plus vraiment le passé simple, l’école renvoie les élèves à leur milieu, à leur famille. »

« Je crois qu’il faut progressivement donner aux élèves accès aux subtilités de leur langue, à ses difficultés. Ils ne pourront sans doute pas toutes les maîtriser, mais cela ne doit pas les inhiber. Il ne faut pas que l’école consente à la destruction de la langue. »

« Les petits sont très tôt exposés aux écrans. Ce n’est plus du tout naturel de tenir un crayon. Je crois que, dans les classes, on doit protéger les élèves du « tout-écran ». Je rêve de classes qui soient des lieux où l’on échappe à l’injonction de la tablette, du téléphone portable… »

« Vous supprimez également la référence à l’orthographe « nouvelle » (aussi appelée orthographe de 1990) »

« Vous conseillez la lecture de cinq à dix œuvres par an dès le CP. N’est-ce pas un peu trop ?

Nous faisons confiance aux professeurs pour adapter la longueur des textes étudiés, bien sûr. Cela dit, les résultats de l’enquête Pirls en décembre 2017 ont été un révélateur : ce qui avait notamment dérouté les élèves français, c’est qu’ils n’étaient pas habitués à lire et à étudier des textes aussi longs ! Dans les classes, de manière générale, on étudie le plus souvent des textes courts. Il semble donc nécessaire de confronter les élèves, le plus tôt possible et en ménageant des progressions, à des textes longs. »

« L’intérêt de la littérature, c’est que ses auteurs sont toujours vivants, la littérature relève de l’art parce qu’elle est transhistorique, les œuvres littéraires ne sont pas des œuvres du passé. Si on lit Le Père Goriot aujourd’hui, c’est que Balzac est présent pour nous, parce qu’il aborde des questions éternelles : la blessure d’un père, l’amour filial… »

Programme de littérature en Terminale littéraire 2018-2019

 

 

 

« Pour l’année scolaire 2018-2019, la liste des œuvres obligatoires inscrites au programme de littérature de la classe terminale de la série littéraire est la suivante :

 

A. Domaine d’étude « Littérature et langages de l’image »

Œuvres

– Madame de Lafayette, La Princesse de Montpensier, 1662 (édition au choix du professeur)

– Bertrand Tavernier, La Princesse de Montpensier, film français, 2010 (édition au choix du professeur).

Le programme de l’enseignement de littérature en classe terminale de la série littéraire (arrêté du 12 juillet 2011 publié au Bulletin officiel de l’éducation nationale spécial n° 8 du 13 octobre 2011) indique que le travail sur le domaine « Littérature et langages de l’image » doit« conduire les élèves vers l’étude précise des liens et des échanges qu’entretiennent des formes d’expression artistiques différentes ».L’inscription au programme de la nouvelle de Madame de Lafayette, La Princesse de Montpensier (1662), et du film de Bertrand Tavernier (2010) met en jeu les relations entre littérature et langage cinématographique, ici envisagées sous l’angle de l’adaptation. La lecture croisée des deux œuvres, recourant aux outils d’analyse adéquats, permettra aux élèves de les apprécier « dans la double perspective de leur singularité et de leur intertextualité ».

Première œuvre publiée, anonymement, par Madame de Lafayette, La Princesse de Montpensier est aussi parmi les premières nouvelles françaises. Rompant avec l’invraisemblance des romans héroïques, l’auteur puise dans l’histoire de la fin du XVIe siècle la matière première de ce court récit qui met en scène, dans un style épuré proche de la chronique, des événements et des personnages le plus souvent réels. Mais tout en prenant appui sur une base historique soigneusement documentée, l’intrigue se déroule dans les marges de l’histoire, empruntant à « l’histoire particulière » des figures ou épisodes mal connus du passé que l’écriture romanesque recrée, développe, voire invente, afin de donner à voir une vérité moins historique que morale. À travers le destin tragique d’une jeune femme qui, déchirée entre son devoir et sa passion amoureuse, préfigure les grandes héroïnes raciniennes autant que La Princesse de Clèves, Madame de Lafayette montre en effet le danger que représentent les passions dans un monde qui, strictement codifié par les règles de bienséance, condamne toute femme qui leur aurait sacrifié sa « vertu » et sa « prudence ».

Le film de Bertrand Tavernier s’attache « à respecter [les] passions que décrivait Madame de Lafayette, à suivre leur progression, mais aussi à mettre à nu ces émotions, en trouver le sens, les racines, la vérité profonde, charnelle » (1). Il transpose ainsi doublement le langage de la nouvelle, puisque l’adaptation cinématographique se fonde sur une interprétation de la langue classique de Madame de Lafayette. Dans un double geste d’épure et d’amplification, le réalisateur libère le texte de son imprégnation janséniste et précieuse pour en développer les implicites et les non-dits. Le scénario s’écrit dans les blancs d’un récit dont il comble les ellipses pour restituer en pleine lumière une réalité historique et morale que l’esthétique classique édulcorait, et ainsi projeter le texte, par-delà les siècles, dans notre modernité. À travers le destin exemplaire de Marie de Montpensier, le film montre la vérité à la fois émotionnelle et charnelle de la passion qui, du XVIe au XXIe siècles, garde la même force de contestation de l’ordre établi. À l’insoumission de la jeune femme répond, dans l’adaptation cinématographique, celle du comte de Chabannes, personnage secondaire du récit dont l’itinéraire moral devient le fil conducteur du film où il incarne, en référence aux grands humanistes du XVIe siècle, la lutte contre l’ignorance et le fanatisme religieux. Le film de Bertrand Tavernier montre ainsi que, déliée des contraintes de la bienséance, la nouvelle de Mme de Lafayette est porteuse d’une réflexion très actuelle, mais qui prend sa source dans la Renaissance, sur l’aspiration légitime de l’individu à la liberté, face à toutes les formes de coercition sociale, morale ou idéologique.

Le professeur aura soin d’inscrire chacune des deux œuvres dans son contexte socioculturel et artistique spécifique, afin de favoriser leur dialogue mais aussi leur confrontation. Il veillera notamment à faire percevoir aux élèves l’importance que revêt la prise en compte de la réception de l’œuvre dans l’acte créateur.

Quelques ressources pour les professeurs

– Madame de Lafayette, Œuvres complètes (édition établie, présentée et annotée par Camille Esmein-Sarrazin), Paris, NRF, Gallimard, coll. « Bibliothèque de La Pléiade », 2014.

Sur Madame de Lafayette et La Princesse de Montpensier

– Cuénin, Micheline (introduction et édition critique de), Histoire de la Princesse de Montpensier sous le règne de Charles IXème Roi de France et Histoire de la Comtesse de Tende, Genève, Librairie Droz, 1979.

– Goldsmith, Elizabeth, « Les lieux de l’histoire dans La Princesse de Montpensier », in XVIIe siècle, n° 181, oct.-déc. 1993 : « Autour de Madame de Lafayette », pp.705-715.

– Giorgi, Giorgetto, « Forme narrative longue, forme narrative brève : le cas de Mme de Lafayette », in Littératures classiques, n° 49, 2003, pp. 371-383.

– Virmaux, Odette, Les Héroïnes romanesques de Madame de Lafayette (La Princesse de Montpensier, La Princesse de Clèves, La Comtesse de Tende), Paris, Klincksieck, « Femmes en littérature », 1981.

– Dejean, Joan, « De Scudéry à Lafayette : la pratique et la politique de la collaboration littéraire dans la France du XVIIe siècle », in XVIIe siècle, n° 181, op.cit., pp. 673-685.

– Gérard-Chieusse, Sophie, Madame de Lafayette et la préciosité, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2001.

– Godenne, René, Histoire de la nouvelle française aux XVIIe et XVIIIe siècles, Genève, Droz, 1970.

– Grand, Nathalie, Le Roman au XVIIe siècle, Paris, Bréal, coll. « Amphi lettres », 2015.

– Zonza, Christian, La Nouvelle historique en France à l’âge classique (1657-1703), Paris, Honoré Champion, 2007.

Sur Bertrand Tavernier et La Princesse de Montpensier

– Tavernier, Bertrand, avant-propos de La Princesse de Montpensier (un film de Bertrand Tavernier suivi de la nouvelle de Madame de Lafayette), Paris, Flammarion, 2010.

– Le Cinéma dans le sang (entretiens avec Noël Simsolo), Paris, Écriture, coll. « entretiens », 2011, et notamment les pages 146, 194-195, 259, 270, 275.

– http://www.lexpress.fr/culture/cinema/bertrand-tavernier-raconte-le-tournage-de-la-princesse-de-montpensier_892297.html

– Morice, Jacques, une critique du film à lire sur http://www.telerama.fr/cinema/films/la-princesse-de-montpensier,410517.php

– Nuttens, Jean-Dominique, Bertrand Tavernier (Film après film, le parcours d’un cinéaste humaniste et en prise avec son temps), Rome, Gremese, 2009 (anthologie commentée de la filmographie de Tavernier jusqu’en 2009).

– Raspiengeas, Jean-Claude, Bertrand Tavernier, Paris, Flammarion, 2001.

B. Domaine d’étude « Lire-écrire-publier »

Œuvre

– Victor Hugo, Hernani, 1830 (édition au choix du professeur)

Le programme de l’enseignement de littérature en classe terminale de la série littéraire (arrêté du 12 juillet 2011 publié au Bulletin officiel de l’éducation nationale spécial n° 8 du 13 octobre 2011) précise que le travail sur le domaine « Lire-écrire-publier » doit amener les élèves à « une compréhension plus complète du fait littéraire, en les rendant sensibles, à partir d’une œuvre, et pour contribuer à son interprétation, à son inscription dans un ensemble de relations, qui intègrent les conditions de sa production comme celles de sa réception et de sa diffusion. ». L’inscription au programme limitatif d’œuvres d’Hernani de Victor Hugo permet d’étudier la pièce de théâtre et la fameuse « bataille » qui l’accompagne depuis sa création à la Comédie-Française au début de l’année 1830.

En effet, Hernani est à la fois une œuvre, publiée chez Mame et Delaunay-Vallée le 9 mars 1830, et un événement littéraire, depuis sa création quelques jours plus tôt. La date mythique de sa première représentation est aujourd’hui un repère dans l’histoire du théâtre et du romantisme, qui résonne presque comme une victoire militaire : « C’était le 25 février 1830, le jour d’Hernani, une date qu’aucun romantique n’a oubliée et dont les classiques se souviennent peut-être, car la lutte fut acharnée de part et d’autre », écrira Théophile Gautier dans le Moniteur universel le 25 juin 1867 à l’occasion d’une reprise. Entre le brouhaha et les vivats, la première est un triomphe : Hugo est parvenu à s’imposer sur la scène du théâtre, étape décisive en 1830 pour qui veut compter dans le monde littéraire. Le scandale, empêchant les représentations, ne s’installera que progressivement dans les semaines qui suivent, probablement au fur et à mesure que la « claque » romantique laisse les classiques occuper le terrain de la bataille.

Pourtant, la pièce est loin d’être esthétiquement aussi révolutionnaire que ce qu’en disent les romantiques a posteriori : les règles et la hiérarchie des genres sont remises en cause dès le XVIIIe siècle, le goût classique est contesté depuis la Révolution, et le drame bourgeois a ouvert une voie dans laquelle Hugo s’inscrit, avec d’autres. La critique littéraire condamne néanmoins avec véhémence la présence dans la pièce d’éléments matériels, corporels ou triviaux qui heurtent les spectateurs, mais aussi les irrégularités rythmiques ou l’emphase de certains passages. Avec ces choix dramaturgiques et poétiques, Hugo invente aussi un nouveau public et ouvre le théâtre à une autre société, qu’il juge plus représentative de son temps, et fait de la scène un espace de débat esthétique, mais aussi très politique.

Or, l’auteur, après la censure de Marion Delorme en 1829, a le souci de préparer la réception de sa nouvelle pièce. Malgré l’autorisation d’Hernani, des fuites dans la presse sont organisées pour créer le scandale, des parodies circulent avant même la première. Pour faire face, Hugo mobilise la jeunesse romantique, prépare son « armée » et engage une « bataille » : « celle des idées, celle du progrès. C’est une lutte en commun. Nous allons combattre cette vieille littérature crénelée, verrouillée. » 

Dès lors, la création d’Hernani devient un événement littéraire dont le public est partie prenante. Les spectateurs sont eux-mêmes en costume et jouent un rôle dans la représentation. La bataille prend cette forme parce qu’elle est intimement liée au texte de la pièce lui-même. La pièce comme la bataille ont une dimension héroïque forte, elles mettent en scène l’opposition entre les générations et célèbrent la jeunesse, elles conjuguent toutes deux l’épique et le trivial. Quelques mois avant la Révolution de Juillet et la fin de la Restauration, Hernani sonne comme un appel à la libéralisation de l’Art et revendique haut et fort la vigueur de la Littérature et du romantisme. Et voici la bataille convertie en légende romantique.

Au format « poche », les éditions proposent dans les annexes des documents divers concernant la réception de la pièce et la « bataille ». Il appartient éventuellement au professeur de les compléter par les textes et les documents utiles à son projet (articles de presse ou encore récits de témoins : Théophile Gautier, Adèle Hugo, Alexandre Dumas,  notamment).

Quelques ressources pour les professeurs

Sur le texte, sa représentation et la bataille

– Evelyn Blewer, La Campagne d’Hernani, édition du manuscrit du souffleur, Eurédit, 2002

– Jean Gaudon, Victor Hugo et le théâtre, « La Bataille d’Hernani », Eurédit, 2008

– Florence Naugrette, Le Théâtre romantique, « Une première mythique », Éditions du Seuil, 2001

– Myriam Roman, « La « bataille » d’Hernani racontée au XIXe siècle : pour une version romantique de la « querelle » », dans Qu’est-ce qu’un événement littéraire au XIXe siècle ?, 1. Faire événement, sous la direction de Corinne Saminadayar-Perrin, Presses Universitaires de Saint-Étienne, 2008

– Agnès Spiquel, « La Légende de la bataille d’Hernani », dans Quel scandale !, sous la direction de Marie Dollé, Presses universitaires de Vincennes, coll. « Culture et Société », 2006

– Agnès Spiquel et Myriam Roman, « Hernani, récits de bataille », 2006, contribution du groupe Hugo : http://groupugo.div.jussieu.fr/Groupugo/06-12-16RomanSpiquel.htm

– Anne Ubersfeld, Le Roman d’Hernani, Mercure de France, 1985

Sur la réception par les contemporains

– Alexandre Dumas, articles publiés dans La Presse en août 1852 consacrés à Hugo et publiés en volume la même année ; disponibles dans Mémoires, Éditions Robert Laffont, « Bouquins », 1989

– Théophile Gautier, Victor Hugo, Honoré Champion, 2000 (choix de textes par Françoise Court-Perez) Id., Histoire du romantisme, 1872

 Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, Lacroix, 1863 (publication par Anne Ubserfeld et Guy Rosa, Victor Hugo racontée par Adèle Hugo, Plon, 1985)

– « Journal de l’acteur Joanny », « Documents divers autour d’Hernani », Œuvres complètes de Victor Hugo, édition chronologique sous la direction de Jean Massin, Le Club français du livre, tome III, 1967

– Dossier Gallica : http://gallica.bnf.fr/blog/01012013/la-bataille-dhernani-dans-gallica

 

(1) Bertrand Tavernier, avant-propos de La Princesse de Montpensier (un film de Bertrand Tavernier, suivi de la nouvelle de Madame de Lafayette), Paris, Flammarion, 2010. »

 

http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=128647

PISA 2015 (Volume III) Le bien-être des élèves

Nous vous recommandons le rapport suivant :
« Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) cherche non seulement à évaluer ce que les élèves savent en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques, mais aussi à déterminer ce qu’ils sont capables de faire avec ces connaissances. Les résultats de l’enquête PISA révèlent la qualité et l’équité de l’apprentissage dans le monde entier, et offrent aux professionnels de l’éducation et aux responsables politiques la possibilité de découvrir les politiques et pratiques d’autres pays et de s’en inspirer. Vous avez entre les mains l’un des cinq volumes qui présentent les résultats de l’évaluation PISA 2015, la sixième édition de cette enquête triennale. Il explore un ensemble complet d’indicateurs du bien-être des adolescents, couvrant aussi bien des variables négatives (comme l’anxiété ou la faible performance) que des vecteurs positifs garants d’un bon développement (tels que l’intérêt, l’engagement ou la motivation à l’idée de réussir). »

 

Numérique

(extraits du chapitre  « L’utilisation des TIC par les élèves en dehors de l’école » in Résultats du PISA 2015 (Volume III) Bien-être des élèves)

 

L’ensemble du dossier, mis en ligne depuis janvier 2018, est consultable ici:  http://www.oecd-ilibrary.org/education/resultats-du-pisa-2015-volume-iii_9789264288850-fr

Festival européen latin grec

Nous vous recommandons vivement le festival européen latin grec consacré, cette année, aux Métamorphoses d’Ovide.

 

158 groupes sont déjà inscrits pour célébrer le texte d’Ovide et les langues anciennes dans toute l’Europe, sur le continent américain, ainsi qu’en Australie, en Afrique et en Asie.

 

 

http://festival-latingrec.eu/lecture-publique/

Les humanités scientifiques et numériques

Les humanités scientifiques et numériques seront enseignées à la rentrée 2019 dans nos lycées. Que sait-on de cette nouvelle discipline?

Lire l’article de Béatrice Hermesdorf, membre de l’afpeah:  les humanités scientifiques et numériques. (en cliquant sur le lien)

BAC 2021 : quelques interrogations

 

  • Aucune précision n’est donnée en ce qui concerne les coefficients des différentes épreuves et disciplines.

 

  • Options : comment gérer en terminale des options qui n’auront pas été suivies en classe de première puisque les élèves n’ont droit qu’à une option en première et deux en terminale ?

 

  • La spécialité « Sciences de l’ingénieur » est mentionnée sur l’infographie du ministère concernant la filière générale avec la précision suivante : « horaire spécifique en lien avec la filière technologique » sans précision d’horaire. Or, cette spécialité est actuellement « à cheval sur le lycée général et le lycée technologique ». Sachant que les filières technologiques sont maintenues, tandis que les filières générales disparaissent, il est difficile de comprendre comment cela va s’articuler.

 

  • Enseignements facultatifs, de nombreuses options existant actuellement ne sont pas évoquées du tout : que deviennent-elles ? Les élèves peuvent-ils continuer à les présenter au bac ? Nous pensons notamment au théâtre, aux arts du cirque, à la musique, au judo etc. Certaines d’entre elles seront peut-être prises en charge en « EPS » ?

 

  • Quid des sections bilingues, européennes, internationales ? Elles sont mentionnées dans les explications du ministère, mais pas dans les infographies : « Parallèlement, la logique de certification a vocation à se développer, en direction d’abord des élèves qui suivent des cursus à dimension internationale (sections internationales, sections européennes, etc.) ou qui choisissent la spécialité Langues et littératures étrangères. » (éducation.gouv.fr) Qu’est-ce que cela signifie?

 

  • Comment comprendre cette précision : « Les enseignements en langues étrangères (disciplines non linguistiques) seront développés comme la mobilité des élèves » ?

 

  • Quels professeurs prendront en charge l’enseignement :« Humanités scientifiques et numériques » ? Que recouvre cet intitulé?

 

  • Comment s’organisera la spécialité « Humanité, littérature et philosophie » ? Sera-t-elle répartie entre les professeurs de philosophie et les professeurs de lettres? À parts égales ? Ces questions se posent également pour l’enseignement intitulé « Histoire géographie, géopolitique et sciences politiques« 

 

  • L’enseignement facultatif de LCA pourra-t-il intégrer le grec ancien ? Dans ce cas, le grec et le latin devront-ils se partager les 3 heures de l’enseignement facultatif?

 

  • L’oral terminal doit être préparé en classe de première et en terminale. Un horaire dédié à sa préparation sera-t-il mis en place ou bien cette préparation se fera-t-elle en amputant l’horaire disciplinaire?

 

  • Les élèves pourront-ils redoubler ?

 

Baccalauréat 2021

Information 

« Le baccalauréat 2021 reposera pour une part sur un contrôle continu et pour une autre part sur des épreuves terminales.

L’épreuve anticipée écrite et orale de français se déroulera comme aujourd’hui en fin de première.

En terminale, deux épreuves écrites portant sur les disciplines de spécialité auront lieu au printemps et deux épreuves se dérouleront en juin : l’écrit de philosophie et l’oral préparé au long des année

s de première et terminale (cycle terminal).

Le contrôle continu sera composé d’épreuves communes organisées pendant le cycle terminal »

http://www.education.gouv.fr/cid126438/baccalaureat-2021-un-tremplin-pour-la-reussite.html

dossier de presse blanquer 14 février 2018

Les Humanités au coeur de l’école

Nous vous recommandons le Rapport de Pascal Charvet et David Bauduin

(extraits)

« La culture antique, étendue sur plus de 2000 ans jusqu’à la Renaissance, s’est principalement développée dans les deux langues majeures de notre construction européenne, le latin et le grec: elle est le socle de notre modernité […] elle offre les clés de compréhension de la langue et de la pensée. »

« l’étude de la grammaire latine ou grecque […] donne [aux élèves] la réelle compréhension de la structure de la langue française et du discours. »

« le latin et le grec offrent un intérêt particulier: ils constituent les fondements de notre culture européenne. »

« Comme l’a clairement analysé Claude Lévi-Strauss, le relativisme devient un danger mortel, non pas lorsqu’une culture s’ouvre aux autres modèles culturels, mais lorsqu’elle n’a plus la connaissance minimale d’elle-même, celle qui lui permet précisément de reconnaître et d’accueillir l’altérité comme telle. »

http://cache.media.education.gouv.fr/file/Racine/49/4/Rapport_les_humanites_au_coeur_de_l_ecole_888494.pdf

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