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Archive annuelle2017

Pour un usage raisonné des réseaux sociaux

Un petit souvenir de professeur de terrain à l’heure des twitcontes, des twictées et des twitclasses:

Il y a quelques années, une élève de 5e, réservée et discrète, avait donné rendez-vous à un adulte rencontré sur Facebook. Ce dernier l’avait, entre autres choses, conduite à consulter des sites pornographiques. Elle devait fuir avec lui, son sac était fait, tout était prêt…

Les enfants sont naïfs et vulnérables. C’est principalement pour cette raison que l’école doit les protéger, les maintenir à distance des réseaux sociaux dont on connaît le potentiel de nuisance.

L’école doit-elle néanmoins aborder la question avec eux? Oui. Les mettre en garde contre ce type de péril ? Oui.

En tant que professeurs, il nous semble essentiel d’éduquer nos élèves à un usage raisonné et prudent des réseaux sociaux.

En tant que parents, en raison même de leur fragilité, nous ne souhaitons pas que nos enfants soient exposés aux réseaux sociaux dès leur plus jeune âge, ni qu’ils soient accoutumés à ne vivre leur relation à autrui qu’en passant par le prisme d’un écran.

 

Pour prolonger cette réflexion, l’@afpeah vous recommande la lecture de l’article d’Anaïs Moutot, paru dans « Les Échos », le 20 décembre 2017:

« L’addiction aux réseaux sociaux, un nouveau fléau de santé publique »

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0301001502005-laddiction-aux-reseaux-sociaux-nouveau-fleau-de-sante-publique-2139642.php

Rayonnement de la langue française

Baisse des crédits publics à destination des lycées français de l’étranger

Suppression de postes

Privatisation de l’enseignement du français à l’étranger

L’afpeah interpelle les ministres

De l’écriture inclusive, pratiquée par des spécialistes de la langue française…

 

Stupeur chez les professeurs de lettres de l’académie de Lyon, qui, suite au BILLET (Bulletin d’information et de liaison des LETtres) envoyé par l’Inspection Pédagogique Régionale

sur leur messagerie académique, ont décidé de studieusement consulter le très officiel site Lettres et Langues et Culture de l’Antiquité de l’académie de Lyon.

Ils ont ainsi pu lire le « Bilan des Épreuves Anticipées de Français – session 2017 » et constater avec surprise qu’il y était fait usage de l’écriture inclusive, au centre de nombreuses polémiques dans les médias et réseaux sociaux ces derniers temps.

Au delà du caractère laborieux de la lecture de ce document, qui pourrait rester anecdotique, les professeurs de lettres ont

surtout été stupéfaits de constater que les inspecteurs ne maîtrisaient pas cette écriture !

En effet, le document mélange joyeusement les graphies. Si en préambule, il est question de « candidat.e.s », ceux-ci deviennent de simples « candidats » dans le reste du document. Les « professeur.e.s » sont parfois « agrégé.e.s » ou « expérimenté.e.s » mais ils sont « mobilisés ». Les accords des adjectifs qualificatifs et participes passés semblent ainsi soumis au hasard. Les « correcteur.trices » côtoient bien les « interrogateur.trices », « coordonnateurs.trices », mais en ce qui concerne les « chef.fes » d’établissements, l’oubli du point médian dans leur dénomination, pour laquelle on attendrait logiquement « chef.fe.s » semble signifier qu’un seul chef d’établissement est de sexe masculin, tandis que tous les autres sont des femmes.

De la même manière, les pronoms de reprise pratiquent tour à tour l’inclusion et l’exclusion. Lorsqu’il évoque les « professeur.e.s agrégé.e.s », le bilan précise plus loin que « ces derniers » et non ces « dernier.e.s », pourront « bénéficier d’un stage »!

Tout cela pour qu’au bout du compte, tous finissent par devenir de simples « enseignants »…

Stoppons là cet inventaire à la Prévert des erreurs commises dans ce courrier rédigé par l’Inspection Pédagogique Régionale.

Il apporte la preuve concrète que l’écriture inclusive est inapplicable et non maîtrisable, puisque même les inspecteurs de Lettres, spécialistes de la langue s’il en est, se révèlent incapable de la pratiquer sans commettre d’erreurs.

 

Le Bilan des Épreuves Anticipées de Français – session 2017, est consultable en libre accès :

ttp://www2.ac-lyon.fr/enseigne/lettres/IMG/pdf/bilan_2017_version_finale.pdfh

Lâche ta tablette, Kevin !

Anne Lefebvre, Présidente d’Alertecran.org est intervenue dans l’émission de France Inter (Le Téléphone sonne)

Lâche ta tablette, Kevin ! Comment déconnecter les enfants des écrans? Interrogation sur les pratiques des parents eux-mêmes.

https://player.fm/series/le-telephone-sonne/lche-ta-tablette-kevin

Privilégier les livres, chaque fois que cela est possible. La lecture profonde se fait sur papier, pas sur écran.

Quelques conseils:

Les quatre pas =>

-pas d’écran avant d’aller à l’école pour préserver les capacités attentionnelles

-pas d’écran à table afin de préserver la communication au sein de la famille

-pas d’écran avant de s’endormir afin de préserver un endormissement naturel

-pas d’écran dans la chambre de l’enfant

Et respecter les limitations d’âge

Pour plus de renseignements, consulter l’association ALERTE ÉCRAN

les 4 pas

 

Questionnaire dyslexie

Consultation menée dans le cadre d’un travail entrepris par une étudiante belge: 

  1. Nom, Prénom (si vous ne désirez pas mettre votre nom et prénom un pseudo est possible, il faut juste une distinction de sexe pour ce sondage), âge, localité (ou département)
  2. Où avez-vous étudié (pour votre formation d’enseignant) et depuis combien de temps enseignez-vous ?
  3. Lors de vos études, avez-vous été formé(e) sur les troubles de l’apprentissage et plus particulièrement sur la dyslexie?
  4. Si oui, est-ce que votre formation vous a aidé dans votre classe ?
  5. Avez-vous déjà eu dans votre classe un enfant dyslexique ? Si oui, quelle a été votre réaction face à cet enfant ?
  6. Pensez-vous être capable d’en poser le diagnostic, ou du moins de suspecter la dyslexie et de diriger les enfants vers les aides adéquates ?
  7. Quelle est ou quelle serait votre réaction face à un enfant dyslexique ?
  8. Pensez-vous être capable (ou avoir les moyens) d’aménager votre enseignement pour répondre aux besoins d’un enfant dyslexique ?
  9. Pensez-vous que la formation des futurs enseignants est assez complète et forme suffisamment au diagnostic et à la prise en charge des enfants présentant des troubles de l’apprentissage?
  10. Seriez-vous prêt à vous reformer pour avoir une meilleure connaissance des troubles de l’apprentissage chez l’enfant ?
  11. Dans quelle mesure pensez-vous qu’un enfant présentant des troubles de l’apprentissage doit-il être orienté vers l’enseignement spécialisé ?
  12. Que pensez-vous que l’on pourrait améliorer afin de mieux prendre en charge les enfants présentant des troubles de l’apprentissage ?

Deuxième rencontre nationale du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise

Le 14 octobre à Marseille se tiendra la deuxième rencontre nationale du Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise.

Béatrice Hermesdorf, Administratice AFPEAH, interviendra lors de ce colloque.

 

 

De l’art de renoncer avant d’avoir commencé

25/09/2017

Première réunion au lycée

En tant que mère d’élève, j’ai assisté à la réunion de rentrée de la classe de seconde de mon fils. Le professeur principal enseigne les MATHÉMATIQUES.

Je tiens à préciser d’emblée que je respecte la liberté pédagogique des enseignants et que j’ai un immense respect pour le travail qu’ils accomplissent avec nos enfants.

Mais, hier, les propos de cet enseignant m’ont choquée. Les autres parents avec lesquels j’ai pu discuter partagent mon point de vue. Nous sommes très inquiets, en fait.

Extraits choisis:

« Je serai un professeur exigeant et bienveillant. Mes exigences diffèrent cependant des vôtres. »

 

« Le cours magistral ne marche plus, donc ne se fait plus. Les élèves ont besoin d’activités variées pendant mon cours… Nos élèves ont de graves problèmes de concentration… Vous, parents, le savez, n’est-ce pas? »

 

« Je veux que mes élèves débattent pendant mon cours, notamment en travaillant en îlots…. »

 

« Ce sont les élèves qui font le cours ; j’ai besoin d’eux… Comme j’ai besoin que vous, parents, me posiez des questions à présent. Je mets d’ailleurs un terme à ma présentation: trop d’informations vont vous fatiguer. » !!!!

 

« Sachez que vos enfants auront très peu de notes car, en fait, j’évalue tout le temps… »

 

« Leur moyenne trimestrielle ne reflètera ni leur niveau réel, ni leur capacité à s’orienter ou non en première S. »

 

« Je ne donne pas de Devoir Maison car ils ne seraient pas faits par les élèves. »

 

« Je donne la correction de certains exercices sur pronote; c’est de la responsabilité de l’élève de la consulter. Les élèves en débattront au prochain cours après s’être auto-évalués. Tant pis pour les élèves qui n’auront pas consulté pronote. »

Témoignage. Accueil des enfants handicapés (septembre 2017)

Je souhaiterais évoquer la situation préoccupante des élèves d’ULIS-école (Ex-CLIS) au sein de notre établissement scolaire.

Leur enseignante se retrouve parfois seule avec 12 élèves de 6 à 12 ans, dont certains, relevant clairement d’IME (Institut médico-éducatif), n’ont pu être accueillis dans ces établissements spécialisés faute de place. Tous ne fréquentent pas l’école à plein temps, ils sont parfois accueillis en hôpital de jour une partie de la semaine.

Certains bénéficient d’une AVS (auxiliaire de vie scolaire) individuelle, d’autres non. En fait, rares sont ceux qui ont une AVS à leurs côtés tout au long de leur temps de présence en classe.

Le fait que leur enseignante puisse être seule avec eux est très préoccupant parce que ces élèves peuvent être violents envers eux-mêmes ou envers les autres, pousser des hurlements, ou même s’enfuir régulièrement de la salle de classe.

 

L’enseignante d’ULIS-école passe donc une très grande partie de son temps à essayer d’assurer la sécurité de chacun, en évitant notamment les crises et les bagarres. Quand l’un se calme enfin, commence souvent la crise d’un autre qui est à bout d’avoir supporté les cris du premier et ça repart ainsi sans cesse….

Cette collègue, qui n’est pas spécialisée, a seulement 3 ans d’ancienneté dans le métier. D’ailleurs, elle part en formation la semaine prochaine et sera remplacée par une jeune femme de 24 ans qui est dans sa première année d’exercice en tant qu’enseignante titulaire …

Il faut savoir que la spécialisation et l’obtention du diplôme de CAPPEI (Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques
de l’éducation inclusive) se font désormais grâce à une formation de 8 semaines (très largement réduite par rapport aux années précédentes). La prise en charge d’une classe d’ULIS-école sur l’année peut être assumée sans aucune formation préalable !

Ma collègue qui avait demandé à se spécialiser pour travailler auprès d’enfants sourds a obtenu ce poste d’ULIS-école enfants avec troubles TED (Troubles envahissants du développement). Elle a essayé de refuser car cela ne correspondait pas à son choix mais on lui a dit que désormais le nouveau CAPPEI ne distinguait plus les différentes options !!! Pourtant, il est aisé d’imaginer que même s’il y a quelques approches communes dans l’adaptation de l’enseignement pour ces enfants à besoins particuliers, il est très différent d’enseigner à des enfants sourds, aveugles, handicapés moteurs ou avec TED (les anciennes options du diplôme d’enseignant spécialisé) !

Elle s’est donc retrouvée dans cette classe avec 12 enfants TED de 6 à 12 ans, des AVS individuelles pour certains mais pas tout le temps et une AVS-co (Auxiliaire de vie scolaire collectif) absente assez régulièrement car elle aide aux inclusions obligatoires dans les classes banales. Et tout cela alors qu’elle ne connaît rien aux Troubles Envahissants du Développement! C’est kafkaïen!

L’équipe pédagogique fait ce qu’elle peut. Nous nous relayons tous, enfin tous ceux qui le peuvent, ceux qui n’ont pas déjà eux-mêmes dans leur classe un élève handicapé avec AVS, pour décharger ponctuellement l’enseignante titulaire de notre ULIS-école en lui prenant un de ses élèves de temps en en temps pour que lui ait un peu de calme et pour qu’elle puisse recharger ses batteries afin d’enseigner à ceux qui sont en situation et en capacité d’apprendre.

 

Or ces enfants, si fragiles, perturbés par le moindre changement, vont avoir une remplaçante encore plus inexpérimentée que leur enseignante habituelle pendant les 8 semaines de formation de la titulaire qui n’en peut déjà plus.

Ces enfants qui ont besoin de calme, d’un enseignement très ritualisé pour les rassurer, vont donc être soumis à des changements qui risquent de les perturber durablement. Nous nous y attendons.

Quant aux parents, précisons qu’ils sont exténués et désemparés car leurs enfants sont souvent très difficiles à gérer au quotidien. Ils sont donc soulagés que leurs petits aient enfin une place quelque part, et par conséquent, ils n’osent pas se plaindre des conditions d’accueil (si tant est qu’ils se rendent compte de ce qui se passe dans la classe). Ils subissent.

Mais quand le petit Tom, 6 ans, vient dans mon CM1, il est évident que je fais de la garderie, c’est tout. Lorsque Simon, 6 ans, va dans la classe de mon collègue,

il le laisse jouer aux Legos pendant qu’il aborde sa leçon de sciences sur la respiration avec les élèves de CM2. Ces enfants bénéficient-ils de l’enseignement auquel ils ont droit ? Non.

Que faire? Ponctuellement et sur le long terme?

Il y a très peu de places dans les ULIS au collège. Ces places sont donc très chères. Léa, bientôt 13 ans, n’en a pas eu. Elle est encore chez nous, à son âge ! D’ailleurs, elle supporte très mal l’arrivée des deux petits derniers de 6 ans dont l’un ne parle pas du tout et hurle presque toute la journée. Sachez que Léa est dans cette ULIS-école depuis 6 ou 7 ans!

Il y a urgence.

Nous voyons donc la situation se dégrader de jour en jour pour ces enfants et pour ma collègue. Cela ne peut plus durer.

Il faut se saisir tout de suite et en urgence de l’accueil des enfants handicapés et particulièrement des enfants avec TED.

Il faut se saisir en urgence de la situation de ces enseignants auxquels on impose, sans préparation aucune, des conditions d’enseignement très dures voire insupportables.

 

NB: Les prénoms des élèves ont été modifiés.

 

Bridge International Academies

Nous sommes engagés depuis le 1er Août 2017 avec 174 organisations de la société civile du monde entier pour appeler les investisseurs de Bridge International Academies à cesser leur soutien à la plus grande entreprise d’écoles privées à dimension commerciale opérant dans les pays en voie de développement et soutenue par des donateurs et investisseurs internationaux.

A quoi sert l’éducation aux media?

Dans la foulée des attentats de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher et de Montrouge en 2015, la presse s’est  massivement fait l’écho d’une discipline l’EMI, Éducation aux Media et à l’information. Pourtant cet enseignement n’est pas récent. Petit tour d’horizon proposé par Béatrice Hermesdorf, membre de l’Afpeah :

A quoi sert l’Éducation aux media et à l’information?

 

 

 

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